
Béton armé des fondations aux linteaux
Une semelle sous un mur, un linteau au-dessus d'une ouverture, un poteau ou une poutre pour porter un plancher : on coffre, on pose les aciers à leur place et on coule le béton qui les enrobe à Orsay.
Béton armé
Ce qui porte la maison ne se voit plus une fois coulé
Le béton résiste très bien quand on l'écrase, beaucoup moins quand on le plie ou qu'on le tire. Les barres d'acier noyées dedans reprennent ces efforts : c'est le béton armé. On le trouve partout où la maison porte : sous les murs, dans les planchers, au-dessus des portes et des fenêtres, dans les angles.
Une fois le béton coulé, plus rien ne se voit : ni la place des aciers, ni leur nombre, ni ce qui les recouvre. Tout se prépare donc avant : un coffrage droit et bien tenu, des aciers attachés et calés pour être entourés de béton de tous les côtés, puis un coulage fait d'une traite, sans s'arrêter au milieu.

Les fondations et les semelles
Sous un mur, une extension ou un garage, la tranchée est creusée jusqu'au sol ferme, les cages d'aciers posées sur des cales pour ne pas toucher la terre, et les fers d'attente dressés là où le mur montera. Le béton est coulé dans la foulée, sur toute la longueur.

Les dalles et les planchers
Dalle sur un vide sanitaire, plancher d'étage en poutrelles et hourdis : le treillis et les chaînages sont posés sur leurs cales, les passages des gaines et la trémie de l'escalier réservés, puis le béton est coulé, tiré et laissé à plat.

Les linteaux et les poutres
Au-dessus d'une porte, d'une baie ou d'une ouverture faite dans un mur porteur, le linteau reprend le poids de ce qu'il y a au-dessus. Coulé en place dans un coffrage étayé, ou posé tout fait, il repose de chaque côté sur un appui solide.
Les chaînages et les poteaux
En haut des murs et dans les angles, des aciers et du béton coulés dans des blocs creux ou un coffrage relient les murs entre eux : ce sont les chaînages, qui tiennent la maison d'un seul bloc. Là où il n'y a pas de mur, un poteau porte la poutre ou la terrasse.
Le coulage et la prise
Le béton est vibré pour chasser l'air et bien enrober les aciers, puis protégé du soleil, du vent et du gel les premiers jours, le temps qu'il prenne. On ne décoffre et on ne retire les étais qu'une fois le béton assez dur pour porter seul.
Le chantier
Étape par étape
On vient voir l'ouvrage
On regarde ce que l'ouvrage devra porter, le terrain et l'accès pour la toupie. S'il faut un calcul par un bureau d'études, on vous le dit avant de chiffrer, et le devis précise les dimensions et ce qui est prévu.
Le coffrage et les aciers
Coffrage monté droit et étayé, aciers coupés, façonnés, attachés et posés sur leurs cales. Avant de couler, on vérifie tout : c'est le dernier moment où les aciers se voient.
Le coulage
Le béton, livré par la toupie ou fait sur place pour un petit ouvrage, est coulé d'une traite et vibré. Pas de coulage sous le gel ni sous une grosse pluie : si le temps tourne, on décale et on vous prévient.
Le décoffrage
Une fois le béton pris, on décoffre, on retire les étais au bon moment et on nettoie. On vous dit à partir de quand l'ouvrage peut être chargé.
Bon à savoir
Ce qu'il faut savoir
Terrain argileux : des fondations plus profondes et une maison tenue
Là où le sol est classé en exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles, une maison se construit en suivant l'étude de sol, ou à défaut les techniques fixées par un arrêté du 22 juillet 2020 : des fondations en béton armé coulées en continu, ancrées à 0,80 m au moins en exposition moyenne et à 1,20 m au moins en exposition forte, sauf sol dur non argileux trouvé plus haut, et séparées des fondations d'un bâtiment accolé ; une structure rigide, avec des chaînages horizontaux et verticaux et des linteaux au-dessus des ouvertures.
Les aciers se regardent avant de couler
Une fois le béton coulé, impossible de compter les aciers ou de voir s'ils touchent le coffrage. Le bon moment pour poser vos questions, c'est juste avant le coulage : on vous montre le ferraillage, et vous pouvez le prendre en photo, la mémoire de ce qu'il y a dans le béton.
Vos questions
Les questions qu'on nous pose
Faut-il un bureau d'études pour une poutre ou un poteau ?
Pour un ouvrage qui porte un plancher, une toiture ou une ouverture dans un mur porteur, les dimensions et les aciers se calculent. On vous dit à la visite si un calcul est nécessaire, et il est alors prévu au devis.
Combien de temps avant de décoffrer ?
Ça dépend de l'ouvrage, du béton et de la température : un linteau étayé attend plus longtemps qu'une semelle. On vous donne la date à la fin du coulage, et les étais ne partent jamais trop tôt.
Peut-on couler du béton en hiver ?
Pas par temps de gel : un béton qui gèle avant d'avoir pris est abîmé pour de bon. Par temps frais, on protège l'ouvrage et on suit la météo ; s'il faut décaler, on vous prévient.
Des fers dépassent du haut de mon mur, c'est normal ?
Oui, ce sont des attentes : des aciers laissés exprès pour relier la suite de l'ouvrage, un poteau à sa poutre ou un mur à son chaînage. Ne les coupez pas avant d'en parler.
Le béton armé peut-il rouiller ?
Les aciers sont protégés par le béton qui les entoure. Quand ce béton manque ou se fissure, l'acier rouille, gonfle et fait éclater le béton : les fers apparaissent. Ça se répare, en dégageant et en traitant l'acier avant de reboucher.
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